Quartier des Universités [2]
Hier soir, j'ai ajouté un second volet
photographique pour compléter Promenades
d'été, publié il y a
déjà 10 mois. J'ai intitulé
cette nouvelle planche, composée de 12
images, La vie
est ailleurs. Pourtant, ce sont des photos qui,
comme les précédentes, ont
été faites dans le quartier des
Universités, au nord de Montpellier. Donc,
paradoxalement, c'est encore ici, contrairement
à ce que peut laisser supposer le titre.
Seule différence notable avec le volet
précédent : les prises de vue
s'espacent sur une bonne partie de l'hiver et
débordent sur le début du printemps.
Mais le thème reste le même, ainsi que
mon intention première : traduire en images
quelques perceptions visuelles lorsque je marche
à pieds dans ce quartier.
Meknes au siècle dernier
Il y a trois ou quatre ans, j'ai découvert
dans un carton quelques photographies faites par
mon grand-père peu de temps après son
arrivée à Meknes, au Maroc. Il
rentrait de la guerre. Le climat de la
Vendée, sa province natale, était
devenu insupportable pour lui à cause de ses
poumons gazés dans les tranchées. Un
médecin lui avait conseillé d'aller
s'installer quelque part où
l'atmosphère serait moins humide que celle
de son village perdu dans les marais poitevins.
C'est tout ce que je sais à ce sujet. Je ne
connais pas les raisons qui ont
décidé mon grand-père à
quitter la Vendée pour l'Afrique du Nord, au
lieu d'aller s'établir dans une
région ensoleillée plus proche de
chez lui, tel que le midi de la France. Je sais
seulement qu'il s'est installé à
Meknes au début des années 20, comme
l'attestent les dates figurant au dos des
photos.
Après avoir scanné ces images et les
avoir stockées sur mon PC, je les avaient
presque oubliées. Quand, la semaine
dernière, je les ai redécouvertes,
j'ai souhaité les publier. J'ai choisi
douze
images qui donnent une idée de l'antique
cité impériale, il y a presque un
siècle maintenant, à l'époque
où René découvrait un univers
certainement différent de ce qu'il avait
connu auparavant.
Quartier des Universités [1]
Je n'aurais jamais pensé que plus d'une
année puisse s'écouler sans que je
n'ajoute la moindre ligne sur ce site.
Et, pourtant...
Ce soir, je publie une nouvelle page qui donne une
idée de l'atmosphère qui règne
dans le Quartier
des Universités situé au nord de
Montpellier. 12 photographies faites en plein
milieu du mois de Juillet, au moment où la
plupart des habitants sont en vacances. C'est une
des meilleures périodes de l'année.
Traversée
Le Jeudi 26 Juin marque le
passage d'Est en Ouest, des rives de la mer
Méditerranée à celles de
l'océan Atlantique : une traversée
effectuée plusieurs fois dans l'année
dans ce sens et puis, deux ou trois mois plus tard,
en sens inverse. Huit images illustrent ce
déplacement et donnent une idée de
l'atmosphère dans lequel s'effectue
généralement ce petit voyage qui, si
l'on suit l'autoroute de Montpellier à
Biarritz, ne dure qu'un peu plus de cinq heures.
Je fais des photos, probablement, parce que j'ai eu
dans mon enfance la possibilité d'avoir un
boîtier Instamatic fabriqué par Kodak et
l'autorisation, vers l'âge de 12 ans, de me
servir d'un Exakta, un magnifique reflex 24x36
équipé d'une série d'objectifs
Zeiss, que mes parents n'utilisaient plus, ainsi
qu'un Polaroid. J'ai donc commencé à
produire des clichés assez tôt dans ma
vie. Aussi, en une quarantaine d'années, parce
que j'ai toujours eu une caméra à
portée de main, j'ai appuyé de l'index,
un nombre incalculable de fois, sur le
déclencheur d'une caméra
photographique. J'avais caressé l'idée
de devenir photo-reporter, profession très en
vogue dans les années 70, mais ce projet s'est
évanoui avec la fin de la guerre du Vietnam.
Pendant une très longue période, j'ai
donc fait des tas de photos sans grand
intérêt, peut-être parce que je ne
me demandais pas pourquoi je photographiais,
c'était devenu une activité trop
banale, sans grand relief. J'avais appris à
développer et j'ai même exercé,
quelques mois et par deux fois, le métier de
photographe. Je dois reconnaître que, d'une
façon ou d'une autre, mis à part
quelques bons souvenirs, la photo ne m'avait
apporté que de rares satisfactions.
Malgré tout, il y a deux ou trois ans, j'ai
commencé à envisager
sérieusement à quoi je pouvais utiliser
un appareil photo. Cette prise de conscience s'est
faite lentement, suite à l'achat d'un CoolPix
4500, fin 2002, outillage redoublée par
l'acquisition d'un Ixus 500, offert par BBL, deux ans
plus tard. Avec ces caméras numériques,
je me suis trouvé brusquement
débarrassé de presque toutes les
contraintes techniques liées à la
photographie argentique, sans parler du coût du
cliché car l'image capturée n'avait
plus aucune raison d'être
développée sur papier, celui-ci ayant
été avantageusement remplacé par
l'écran d'un PC. La fréquentation et
l'échange de commentaires avec de très
nombreux photographes sur Flickr, site sur lequel je
me suis inscrit
en Avril 2005, m'a ensuite permis de donner un
sens à mes prises de vue. Depuis, je sais -
plus ou moins - ce qu'il me faut, le plus simplement
possible, mettre en boite: mon quotidien avec ses
points de vue et ses objets ordinaires.