Le Bleu du ciel

Dimanche 13 janvier 2019

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cloudy day

Après avoir longuement trituré le code HTML afin de produire une page esthétiquement convenable, il me faut désormais envisager l'inscription d'un premier texte qui marquera l'origine d'une série de billets que je voudrais remarquables, mais sans avoir la moindre idée de la direction vers laquelle cette série pourrait tendre.

Je n'ai en tête, pour le moment, aucun thème pour lequel je rassemblerai des pensées, puis j'écrirai des mots, des phrases destinées à révolutionner, bouleverser la littérature de langue française.

En vérité, je n'ai aucunement l'intention de revêtir l'uniforme de l’Académicien, ni celle de faire figurer mon nom — de plume — sur la liste des Prix Nobel de littérature. Je n'ai jamais eu suffisamment d'ambition pour être classé premier dans une catégorie quelconque. J'ai toujours refusé d'entrer dans le Monde par la porte de la Compétition.

J'ai appris à écrire. Je mets donc cette technique au service de mon existence, parmi celles qui m'aident à passer le temps, soit la durée pendant laquelle ma destinée m'obligera à survivre au sein d'un univers indéchiffrable, incompréhensible.

À ce stade, je n'envisage qu'une seule chose : faire en sorte que la qualité des textes s'améliorent au fil des jours, des semaines. Que les derniers soient meilleurs que les premiers. Je garderai à l'esprit cette citation extraite du journal de Witold Gombrowicz :

Le « talent » n'est qu'un mot vide : pour arriver à écrire, il faut être quelqu'un, travailler avec acharnement sur soi-même, voire même se vaincre.

Quant au titre de ce premier billet, Le Bleu du ciel, il se réfère à cette journée, à ce dimanche de janvier au cours duquel le ciel s'est montré parfaitement clément. Ce titre pourtant n'évoque pas, pour nous — Saki & moi —, que la douceur naturelle de l'atmosphère climatique.
Le Bleu du ciel représente une époque révolue, renvoie vers un hiver passé, réminiscence d'un souvenir lointain, incertain...

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