Le centre névralgique
de La Zone

 « Homo festivus », contemplateur de séries TV ineptes, amateur de mangas débiles et utilisateur invétéré de PlayStation, désormais évacué, relégué dans les bas fonds de l'Internet, il est temps maintenant de révéler au lecteur, honnête homme, honnête femme ou bien honnête autre encore, à la cervelle bien faite, l'antre merveilleux où se fabriquent avec soins les sublimes pages de Traverses. C'est sur une robuste machine de conception japonaise, assemblée en Chine, équipée de précieux logiciels et dotée d'un clavier AZERTY que nous nous échinons, jour et nuit, sans relâche à la rédaction, à la mise en page et à la publication en ligne, de ce que l'esthète francophone et peut-être polyglotte du IIIe millénaire attend fébrilement depuis la création du World Wide Web.

machine japonaise

 Nous avions vocation à vendre des tapis, ou à devenir galeriste — version moderne et occidentale du marchand de tapis —, mais nous avons, assez récemment, opté pour de longues études en linguistique. Au cours de ces études, l’approfondissement de la rhétorique, celle des sophistes en particulier, nous a littéralement ravis. Corax, le méchant corbeau, fût l'un de nos maîtres vénérés. Plus tard, les études achevées, nous avons décidé d'écrire afin de rendre hommage aux géants qui nous ont porté sur leur épaule. Sorte de modeste contribution à l'Art. Une connexion de notre machine japonaise en direction de l'Internet via une ou des fibres optiques est désormais la promesse d'une passionnante aventure littéraire, artistique, esthétique pour les rares privilégiés connaissant l'existence de Traverses, eux qui se donneront le temps de se délecter de la publication, par périodes totalement aléatoires, des innombrables pages qui viendront dans le sillage de celle-ci.